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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 19:00

grece-euro

Source grek cartoonist association.

Avec la valse hésitation à propos des prêts, la désinformation est repartie de plus belle.

il ya trois mois la " troïka " se répandait en félicitations à la grèce, et la presse de répéter bètement. Aujourd'hui rien ne va plus.

Les "experts sont ici tous les mois; Ils n'ont rien vu venir? ou alors ce sont des nuls comme sarko, Merkel et leur bande!

un article de Marianne me paraît remettre quelques idées en place sur le thème " ces fainéants de Grecs".

"Mais mettre la dette publique grecque sur le dos du peuple grec, c’est oublier l’essentiel

La fraude fiscale est-elle un « sport national » en Grèce ?  Ah oui ? Mais, dans ce cas-là qui fraude le plus ? Le salarié à 650 euros par mois ou le richissime armateur grec qui possède sa part de la 1ère flotte commerciale du monde et qui a son siège social à Chypre, ce paradis fiscal qui miraculeusement été intégré à la zone euro en 2008 ?

Pourquoi l’Eglise orthodoxe et  le budget des achats d’équipements militaires (le 2ème du monde en pourcentage du PIB) sont-ils systématiquement épargnés ?

Pourquoi l’Union européenne a-t-elle fermé les yeux pendant tant d’années sur les tripatouillages des gouvernements grecs successifs avec Goldman Sachs pour camoufler une partie de la dette publique et des déficits publics ? Pourquoi l’Union européenne ne s’est-elle décidée à ouvrir les yeux qu’en 2010 ? Et si l’Union européenne ne savait pas, comme elle le prétend, comment le citoyen grec aurait-il bien pu le savoir ?

Pourquoi ne pas reconnaître que de tels tripatouillages (au demeurant légaux tant le laxisme envers la finance est grand dans l’Union européenne) ont eu lieu également en Italie, avec la banque JP Morgan et  en Allemagne  entre la Deutsche Bank et Goldman Sachs ?

Combien de milliards d’euros l’Etat grec a-t-il dû débourser pour sauver les banques grecques ? C’est un véritable secret d’Etat, comme d’ailleurs, dans tous les pays du monde, en France comme ailleurs.

Combien a coûté à la Grèce la récession due à la crise bancaire de 2007-2009, la crise dite des « subprimes » ? Comme partout, la récession a diminué les recettes, augmenté les déficits publics et la dette publique. Il suffit d’observer l’évolution des déficits publics en Irlande (0 % du PIB en 2007 et plus de 33 % en 2010) pour comprendre ce qu’a coûté le plan de sauvetage des banques irlandaises dont le total des bilans avait atteint le chiffre inouï  de 900 % du PIB irlandais du fait d’une spéculation immobilière sans retenue financée sans réserve par le flot des crédits bancaires.  Le tout sous les applaudissements des oligarques européens.

Il est vrai que les Irlandais ne boivent guère de retsina mais ils sont réputés pour ne pas dédaigner la « Guinness », le « Jameson » et le « Tullamore ». Est-ce là que les gens sérieux devraient chercher l’origine de la dette irlandaise.

Combien a coûté à la Grèce l’accentuation de la récession due aux plans d’austérité aussi barbares qui lui ont été imposés dès 2009 ? En 2010, le PIB s’était écroulé de 4,5 % après un recul de 3 % du PIB en 2009. Comment s’étonner, après cela, que le montant de la dette soit de plus en plus importante rapporté au PIB ?

Combien coûte, chaque année, aux finances publiques grecques les intérêts, versés aux rentiers européens, d’une dette de 340 milliards d’euros ?

Combien coûtent à la Grèce les intérêts du prêt de 110 milliards d’euros (bientôt 140 ou 170 milliards) dont le seul objectif est de sauver les banques européennes, en premier lieu françaises et allemandes ?

Pour ceux qui douteraient encore que c’est bien là le seul objectif des plans d’« aide » à la Grèce, il leur suffirait d’observer d’un peu plus près la chute du cours des actions de la BNP-Paribas, de la Société Générale et du Crédit Agricole, les banques françaises les plus exposées à la dette publique grecque, alors que le nouveau prêt de l’UE et du FMI à la Grèce se fait attendre et que piaffe Sarkozy.

Tout cela ne compte pas, les Grecs, même si ceux d’entre eux qui ont un travail, travaillent plus longtemps que les salariés allemands, sont des « fainéants », des « fraudeurs », et cela explique tout.

Demain ce sera l’attirance prononcée des Espagnols et des Portugais pour « la sieste », la corrida et la movida, la saudade et le fado, l’attrait pervers du « vin rouge » pour les Italiens et les Français, le triste penchant pour la « bière » des  Belges, des Allemands, des Autrichiens et des Danois… Avec un tel florilège de stupidités, à la limite du racisme, les vrais responsables de la crise (les banques, les assurances, les multinationales…) pourront continuer tranquillement à s’enrichir.

A moins que, prenant exemple sur le mouvement social grec, sur les indignés espagnols, sur les huit millions de manifestants français qui défendaient leur retraite, les peuples européens qu’ils ont spoliés ne les obligent à rendre des comptes."
Pour lire l'ensemble de l'article: Marianne2

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Published by benichou - dans Economie
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commentaires

Clo :0038: 24/06/2011 12:05



Tant que la devise "prendre aux petits pour enrichir les grands" durera le modèle fera tache d'huile........


Et cette xénophobie latente !!!!



La Bouclette 22/06/2011 15:34



C'est toujours les mêmes qui trinquent !!!



Lizagrèce 20/06/2011 19:27



Et pour clôturer le tout,  les agences de notation qui rabaissent la note de la Grèce au point de la ramener au rang des états les plus pauvres du monde : Bengladesh, Zimbabwé tc ... ...
Comme si en Grèce il n'y avait aucune infastructures ,pas de routes, d'hôpitaux , d'universités, ni eau ni électricité ...  Et cette campagne de presse recommence, à l'approche de l'été. or,
la Grèce vit beaucoup du tourisme. déjà se profilent des annualtions dans certains hôtels de la part de nos compatriotes Français. C'est sûr qu'ils préféraient aller en Tunisie pour pas cher,
servis comme des pachas par du personnel sous-payé mais on nous présentait la Tunisie de l'époque - rackettée - muselée -  comme un modèle de pays moderne, en plein développement . Et là,
personne ne trouvait à redire.



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